L’ARBRE BLANC DE SOU FUJIMOTO

CET ARCHITECTE VEUT TRANSFORMER LES VILLES EN FORÊT

Inspiré par la nature, le Japonais Sou Fujimoto conçoit, aux quatre coins du monde, des structures hors norme. Il a planté son dernier projet à Montpellier, l’Arbre blanc, une tour née d’une rencontre entre son imaginaire asiatique et l’art de vivre méditerranéen. Mais au-delà de sa forme futuriste, cet ouvrage prône une nouvelle manière d’habiter.

C’était l’objet du concours architectural lancé par la Ville de Montpellier. Le but : renouveler le patrimoine urbain, à base d’ouvrages innovants et durables. Salué pour ses travaux visionnaires, le Japonais Sou Fujimoto a planché sur le sujet avec deux architectes français, Nicolas Laisné et Manal Rachdi. Ainsi a émergé le projet lauréat : ce singulier Arbre blanc de 56 mètres de hauteur. Un programme mixte avec logements, bureaux, restaurant, galerie d’art et espace panoramique de 670 mètres carrés au sommet. Symbolique de l’œuvre du créateur nippon, l’édifice puise sa singularité dans la nature et sans jamais occulter l’environnement. A Montpellier, les gens vivent dehors. Telles des branches, les balcons vont jusqu’à doubler la surface des appartements. L’idée : abolir les frontières entre intérieur et extérieur. Un défi à la fois esthétique et technique, conçu comme des jardins suspendus protégés par des auvents en lamelles orientables. Dans son métabolisme, l’Arbre blanc se veut aussi brut que novateur. Une approche développée par Sou Fujimoto sous le nom de « futur primitif », le titre de son livre-manifeste publié en 2008*. Un best-seller qui pose les fondations de l’architecture de demain.
*« Primitive Future », de Sou Fujimoto, éd. Inax-Shuppan

Autorégulation Lumière, chaleur, aération, humidité, fraîcheur… L’Arbre blanc mise sur les ressources naturelles et son ergonomie unique pour optimiser ses performances énergétiques.

Ouverture Au-delà de ses multiples balcons, le bâtiment compte de nombreux espaces extérieurs. son toit panoramique, doté d’un bar et d’un jardin partagé, ofre une vue imprenable sur la ville.

Mixité Pour ses créateurs, l’idée n’était pas de concevoir une « tour d’ivoire » réservée à ses seuls habitants. d’où l’intégration d’espaces publics (restaurant, galerie d’art…) accessibles à tous.

Flexibilité suivant les préceptes de sou Fujimoto, pas question d’imposer un standard à ses futurs occupants. Libre à eux de composer leur espace (modulable) pour mieux se l’approprier.

 

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